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Reportages sur les Brouteurs de côte d’Ivoire

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Plus d'informations sur les bouteurs de Côte d'Ivoire

Souvent localisés au Nigeria ou en Côte d’Ivoire, les « brouteurs » sont des experts de l’arnaque. Ils excellent dans l’art de contacter des Occidentaux, hommes et femmes confondus (bien souvent des profils « fragiles »), pour leur promettre l’amour… et finalement leur dérober des sommes d’argent importantes. Ils opèrent en ligne, la plupart du temps via les réseaux sociaux comme Facebook. On les surnomme les « arnacœurs ». Comment s’y prennent-ils et comment se défendre au mieux faire face à ce système qui prend de l’ampleur ?

Le terme « brouteur » est né à Abidjan en Côte d’Ivoire. Si on parle de « brouteurs », c’est parce que l’image qui vient directement à l’esprit face à ce genre d’arnaque, c’est celle d’un mouton ou d’une vache qui broute sans se poser de question en-dehors de son enclos. L’arnaqueur commence par repérer une cible sur les réseaux sociaux : une personne qui a connu une voire plusieurs déceptions amoureuses et qui pourra facilement se laisser séduire.

Une fois la victime identifiée, le brouteur envoie une demande d’amitié via un faux profil. La photo de profil a tout pour plaire : une jeune femme sexy, souriante et… célibataire ! La victime mord à l’hameçon et le nouveau contact, derrière lequel se cache le brouteur, ne tarde pas à entamer la discussion. Le discours est rodé : la jeune femme dit vivre en France et être à la recherche de l’amour. Pour paraître plus crédibles, des photos de la famille ou des amis sont parfois envoyées. Il va sans dire que dans la plupart des cas il s’agit de photomontages. Le profil est généralement créé en collectant des photos d’une personne séduisante, mais totalement inconnue sur Instagram ou d’autres réseaux sociaux comme Facebook.

Bien sûr, la victime pourrait se demander « pourquoi moi ? Pourquoi s’intéresse-t-on à moi ? »… pourtant, souvent, la question reste intérieure et l’individu, trop flatté, tombe dans le piège. Et s’il ose poser la question ouvertement, il est rapidement rassuré : l’amour ne connaît aucune limite, tout est possible. Les brouteurs sont préparés et ont une liste d’arguments sous la main.



Les échanges durent plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, pour mieux mettre la victime en confiance. Les discours enflammés et romantiques ne tardent pas à surgir. Et puis, ce sont les demandes d’argent qui prennent le relais. La belle femme (ou le bel homme, car les femmes aussi sont ciblées !) a besoin d’argent. Quelques centaines d’euros pour régler une facture ou payer le loyer. La victime, par amour, accepte.

Les demandes continuent et il est de plus en plus difficile de s’en défaire. Il ne s’agit pas seulement de messages. Le brouteur peut filmer la victime en train de regarder sa bien-aimée danser ou faire un strip-tease. En réalité, ce n’est rien d’autre qu’une vidéo pornographique trouvée sur le net et rediffusée. Désormais, il est question de chantage. La victime doit payer une grosse somme ou la vidéo sera publiée sur la toile. C’est le scénario classique.

Les brouteurs savent comment s’y prendre : ils exploitent à la perfection les bonnes victimes au bon moment de leur vie (suite à une rupture par exemple ou alors que le rêve de mariage s’évanouit peu à peu. Pas étonnant alors que la victime se mette à commettre des folies en perdant tout sens de la réalité. Si la plupart des brouteurs viennent de Côte d’Ivoire, c’est parce qu’il s’agit d’un des pays les plus pauvres de la planète.

Les brouteurs ne se considèrent même pas comme des arnaqueurs. Ce sont des professionnels, à la recherche d’argent facile. Des victimes ? On préfère parler de clients. Pour être sûrs de réussir, certains n’hésitent pas à « travailler » plusieurs jours d’affilée sans le moindre repos.

Ainsi, les brouteurs ne se cachent pas de leur activité et s’en vantent même parfois. Ils agissent depuis des cybercafés sans se soucier de préserver leur anonymat, témoignant à visage découvert dans les médias pour annoncer leur dernier record en termes de somme dérobée ou de « clients » gagnés.

La situation est d’autant plus délicate que le brouteur peut facilement corrompre les policiers en cas d’arrestation, dans un pays où la corruption est un problème rampant. Des signalements existent, mais ils ne débouchent pas sur des condamnations ou des sanctions pour autant. Encore faut-il prouver l’arnaque, ce qui sans coopération judiciaire internationale est impossible ou presque. La meilleure arme reste alors la prévention, d’où la nécessité de communiquer cette pratique pour la rendre connue du plus grand nombre possible d’internautes.



Loin d’être une activité isolée, l’arnaque des brouteurs est en réalité une composante d’un système bien plus large de cybercriminalité. Particulièrement vulnérable et impuissante, l’Afrique peine à endiguer le problème. Au Nigeria, les attaques des sites publics ou gouvernementaux sont fréquentes, comme celui de l’Assemblée nationales ou de la Commission électorale qui avait été attaquée en 2015 par le Nigerian Cyber Army.

Tant qu’une action supra-étatique ne sera pas envisagée et que des moyens adéquats ne seront pas donnés pour poursuivre la lutte, la prévention et l’information resteront la seule façon d’informer les victimes sur les risques encourus. En 2018, moins de 90 brouteurs avaient été arrêtés en Côte d’Ivoire pour un nombre total de plaintes avoisinant les 3 000. On estime cette catégorie de fraude en ligne à près de 8 millions d’euros. Derrière ce problème numérique se cache bien évidemment un problème de nature sociale. La lutte contre les brouteurs devra aller de pair avec la lutte contre la pauvreté et le décrochage scolaire en Afrique de l’Ouest, la plupart des arnacœurs ayant moins de 25 ans et n’étant titulaires d’aucun diplôme.



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